De nombreux entrepreneurs optent pour un investissement à actionnaire unique dans le cadre d’un projet de création ou de reprise d’entreprise. Cela consiste à exercer une activité en tant que société unipersonnelle. Découvrez les éléments vous permettant de choisir entre EURL ou SASU.

Choisir la bonne forme juridique

Pour pouvoir choisir entre EURL ou SASU, il convient de bien connaître les deux statuts, avec le régime social correspondant. Concernant le processus de création, les formalités sont similaires, incluant des étapes intermédiaires obligatoires. 

EURL

Une EURL est dirigée par un gérant associé unique, qui a un statut de travailleur non salarié. Ce statut influe sur la qualité de la protection sociale du gérant qui est moins élevée. Quant à la gestion administrative correspondant à la paie, celle du gérant pour une entreprise revêtant le statut d’EURL consiste simplement en une déclaration annuelle ou DSI. En gros, choisir le statut juridique d’EURL permet de prétendre à une rémunération plus importante.

SASU

Une SASU est dirigée par un président associé unique dont le statut est celui d’un dirigeant assimilé salarié. Ce statut a un impact considérable sur le montant des charges sociales imputées sur les rémunérations du dirigeant, qui s’avèrent être plus élevées pour le président de l’entreprise. D’un autre côté, la qualité de la protection sociale d’un président de SASU est mieux lotie.

Concernant la gestion administrative associée à la paie du dirigeant, celle du président d’une SASU inclut l’établissement de fiche de paie, accompagnée de déclarations de cotisations mensuelles ou trimestrielles. Ceci étant, adopter un statut de SASU est un moyen de bénéficier d’une protection sociale optimale. 

Dans tous les cas, étant donné l’importance des enjeux, il est préférable de se rapprocher d’un assureur spécialisé en protection sociale du dirigeant pour en savoir plus.

Qu’en est-il de l’imposition fiscale en EURL et SASU

Pour une EURL, les bénéfices sont imposés à l’associé unique par défaut. Cependant, il peut changer ce statut en privilégiant une imposition des bénéfices à l’impôt sur les sociétés. Cette forme permet aussi de bénéficier d’un régime microentreprise, dans la mesure où l’associé unique est aussi le gérant. 

De son côté, une SASU doit payer les impôts sur les bénéfices via l’impôt sur les sociétés. Une autre option limitée à une durée maximum de 5 ans lui permet de choisir un régime de sociétés de personnes. 

Les dividendes pour les EURL et SASU

Ces formes juridiques permettent d’adopter une stratégie de rémunération orientée sur la prise de dividendes. En l’occurrence, la SASU a tout de même un avantage considérable dans la mesure où seuls les prélèvements sociaux de 17,20% sont déduits des dividendes. Quant à l’EURL, les dividendes à attribuer au gérant associé unique subiront les prélèvements des cotisations sociales, notamment pour la partie excédant 10% du capital social, de la prime d’émission et des sommes versées sur le compte courant de l’associé. 

Ce point est à prendre en compte lors du choix de la forme juridique, notamment quand il s’agit de prendre des dividendes.